Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Décembre 2003

Vol. 13 no. 3
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Dans ce numéro...
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INTEROPÉRABILITÉ

Le monde de la R-S a fait un pas de plus vers son objectif de recherche et sauvetage " sans faille " avec la réalisation d'un exercice multi-instances dans le port de Toronto en octobre 2003. Cet exercice a réuni 10 organismes de R-S lors d'une simulation mettant en scène l'écrasement d'un avion de transport régional au moment de sa descente sur l'Aéroport des îles de Toronto.

La coordination de l'exercice était assurée par la Garde côtière canadienne, Région du Centre et de l'Arctique, l'Unité maritime de la Police métropolitaine de Toronto et le Secrétariat national de recherche et de sauvetage. La planification avait commencé il y a plus deux ans, mais l'exercice a été retardé, ce qui a permis à l'équipe de faire intervenir d'autres organismes, de rendre l'opération plus complexe et d'en élargir les objectifs.

L'EXERCICE
Le 20 septembre au matin, quatre colis sont embarqués sur un vol commercial à destination de l'Aéroport des îles de Toronto. Chacun des colis contient une petite quantité d'explosifs et un détonateur lié à l'altimètre et réglé de manière à exploser lorsque l'avion descendra à moins de 500 mètres dans son approche finale sur l'aéroport. Au moment fatidique, l'aéronef s'écrase dans la baie Humber du lac Ontario. Il est 10 h 10, heure normale de l'Est, et l'appareil transporte 20 personnes et 1 000 livres de carburant. Le premier signal de l'accident parvient à l'Aéroport des îles de Toronto et les préposés lancent immédiatement des appels au Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage (JRCC) de Trenton (Ontario) et à l'Unité maritime des Services de police du Grand Toronto.

Préparatifs de l'écrasement simulé : des mannequins sont embarqués sur des navires en partance pour le lieu de la simulation.

L'exercice a mis à l'épreuve l'interopérabilité des organismes de R-S dans un certain nombre de domaines clés dont les capacités de soins médicaux et de triage; l'efficacité d'interaction des organismes fédéraux, provinciaux et municipaux; les capacités de communication; et les plans de préparation aux urgences des divers organismes de la Région du Grand Toronto.
Les préparatifs ont commencé tôt le samedi matin à bord du NCMS York, dans le port de Toronto, avec une simulation de personnes blessées et des séances d'information sur la nature et la gravité des blessures. Les volontaires de l'exercice, des étudiants en service paramédical du collège Humber, ont été transportés vers un radeau de sauvetage à l'endroit de l'écrasement. Pendant que se déroulaient ces activités, les responsables et les organismes participants mettaient la dernière main aux protocoles et à l'horaire de l'exercice. Les navires et embarcations ne prenant pas part à l'exercice ont été marqués " observateurs " et il y a eu vérification du matériel et des conditions de la météo.

Organismes ayant pris part à l'exercice
  • La Garde côtière canadienne, Région du Centre et de l'Arctique
  • La Garde côtière auxiliaire canadienne
  • Le NCMS York du ministère de la Défense nationale
  • Global News
  • Le JRCC de Trenton
  • Les Services médicaux d'urgence de la Police du Grand Toronto
  • L'Unité maritime de sauvetage-incendie du Grand Toronto
  • L'Unité maritime de la Police métropolitaine de Toronto
  • Le Secrétariat national de recherche et de sauvetage
  • L'Unité maritime du Service de police de la région de Peel

Environ deux kilomètres plus loin, le navire CRG 100 de la Garde côtière canadienne, participait à un exercice de remorquage avec des navires de la Garde côtière auxiliaire canadienne, le Gamru, le Tinker, le Towarf et le Sarah Ashbury. Les équipages de ces navires ignoraient qu'ils allaient prendre part à SAREX, bien que se doutant un peu de la mise en œuvre imminente d'un scénario plutôt élaboré. Pendant que se déroulait l'exercice de remorquage, le JRCC Trenton a reçu un appel signalant l'écrasement d'un avion dans la baie Humber. Le CRG 100 a reçu l'ordre de se rendre sur les lieux, suivi de près par les navires de la Garde côtière auxiliaire. On a également déployé les embarcations des unités maritimes des Services de police du Grand Toronto et de la région de Peel et on a simulé un poste de commandement sur le NCSM York avec un effectif venu de la Réserve navale des Forces canadiennes.

Pendant l'exercice, le capitaine du CRG 100, considéré jusque-là comme le coordonnateur sur place, s'est retrouvé victime d'une piqûre d'abeille qui a entraîné une forte réaction allergique. Il lui a fallu les soins d'un travailleur paramédical et il a dû être évacué.

Le Secrétariat national de recherche et de sauvetage, en partenariat avec d'autres organismes fédéraux, est en train de dresser un plan d'exercices multi-instances pour les trois ou quatre prochaines années. Quiconque a des exercices à proposer devrait s'adresser à Bryan Finney, soit par téléphone au (613) 996-7163 ou par courriel à bfinney@nss.gc.ca.

LES RÉSULTATS
L'exercice a permis de cerner le besoin de matériel radio et de bandes d'ondes standard, et l'assurance que tous les organismes puissent communiquer entre eux et avec un poste central de commandement. La perte de contact, la diversité des fréquences et les bruits statiques ont causé des retards et des manques d'efficacité. Parmi les autres recommandations découlant de l'exercice, certaines sont liées aux protocoles et aux méthodes, par exemple, la nécessité de normaliser les protocoles de triage et de disposer de programmes uniformisés de formation en R S pour tous les partenaires du domaine, y compris les organismes provinciaux et municipaux qui prennent part à des interventions en milieu maritime.

Quant au capitaine piqué par une abeille, le membre d'équipage de la Garde côtière auxiliaire canadienne a réagi rapidement, exactement comme il le fallait, et l'évacuation s'est effectuée sans faute.

Exercice de simulation en salle au sujet des navires de croisière

La circulation des navires de croisière dans le Passage de l'intérieur sur la côte de la Colombie-Britannique s'est considérablement accrue au cours des dernières années, ce qui augmente d'autant la possibilité d'une opération de recherche et de sauvetage de grande envergure. Désireux d'évaluer le degré de préparation et de cerner toute défaillance sur le plan de l'interopérabilité si une catastrophe se produisait, les ministères fédéraux s'occupant de R-S, les organismes provinciaux et municipaux de mesures d'urgence, y compris de R-S, de même que des représentants de l'industrie des navires de croisière ont tenu un exercice de simulation en salle de conférence à Prince Rupert, en Colombie-Britannique, le 30 octobre 2003.

Scénario : Il y a une explosion dans la salle des machines d'un grand bateau de croisière transportant 1 900 passagers et membres d'équipage. Il fait beau et le temps est clair. La fumée envahit rapidement le navire, et le capitaine ordonne l'évacuation. Passagers et équipage sont regroupés au poste d'abandon. Un certain nombre de personnes sont blessées.

Ressources : Quatre navires de la Garde côtière et un de la Garde côtière auxiliaire se trouvent dans les environs et reçoivent mission d'intervenir, de concert avec deux autres navires. Un Cormorant et un Buffalo des Forces canadiennes sont aussi mandés sur les lieux, de même qu'un aéronef de la Garde côtière des États-Unis. Les organismes de R-S et de soins médicaux de la ville de Prince Rupert sont mis en alerte et se préparent aussitôt à évaluer, traiter et identifier les passagers du navire de croisière et à voir au bien-être général de tous, passagers et membres d'équipage.

Un compte rendu de l'exercice sera affiché au site Web du Secrétariat national de recherche et de sauvetage, à www.snrs.gc.ca, en janvier 2004.

Exercice SAREX à Gander : Adieu à l'hélicoptère Labrador

par la lt Jennifer Faubert

Le 103e Escadron de la 9e Escadre de Gander s'est mérité le trophée de Diamond pour la meilleure performance générale lors de l'Exercice national SAREX, à Gander, en octobre dernier.
Photo du caporal Bill Parrot.

Cette année, l'Exercice national de recherche et de sauvetage (SAREX 2003) offrait l'une des dernières occasions de voir le CH 113 Labrador voler aux côtés du CH 149 Cormorant. Le Cormorant vivait son premier SAREX, mais pour le Labrador, c'était le dernier.

L'exercice SAREX 2003 s'est tenu du 29 septembre au 5 octobre. Les hôtes en étaient la 9e Escadre de Gander et le 103e Escadron de recherche et de sauvetage. Toute la semaine, plus de 200 personnes étaient réunies à Gander pour prendre part aux concours, agir comme juges ou assister à des réunions sur la R-S : techniciens de R-S, personnel militaire, équipages d'aéronefs et membres de l'Association civile de recherche et de sauvetage aériens (ACRSA).

" Nous étions bien contents en apprenant que les membres du 424e Escadron de transport et de sauvetage seraient de la partie avec le puissant Labrador ", nous a déclaré le lieutenant-colonel Peter McKeage, commandant de la 9e Escadre. " Quel énorme plaisir, pour tous ceux d'entre nous qui l'ont piloté, de voir le Labrador en action et de penser que son SAREX d'adieu aurait lieu ici même à Gander ".

Le caporal-chef Bill Clouter, technicien de R-S au 444e Escadron à Goose Bay (Labrador) s'occupe d'une victime. L'Exercice national SAREX comprenait des activités de sauvetage, d'entretien, de soins médicaux et de recherches. Les techniciens de R-S ont aussi pris part à un camp d'exercice au saut en parachute avec le nouveau parachute CSAR-7.
Photo du caporal Bill Parrot.

Malgré le mauvais temps qui a refroidi quelque peu l'ambiance et les aéronefs à voilure fixe qui n'ont pas pu participer, l'exercice a atteint son objectif, celui de donner une occasion de normaliser et évaluer les techniques et méthodes de recherche et de sauvetage utilisées par les Forces canadiennes.

Selon le caporal-chef Derek Rogers, technicien au 103e Escadron de R-S et gagnant du titre de Technicien de R-S de l'année : " Les missions de recherche et sauvetage s'effectuent presque toujours par mauvais temps, et il semble bien que le principe s'applique aussi à ce concours. Cela ne nous a pas empêchés de participer à une foule d'activités mettant en valeur les différents aspects de la recherche et du sauvetage. "

L'Exercice national SAREX donne une magnifique occasion aux membres de l'ACRSA, un élément intégrant de la R-S, de perfectionner leurs compétences.

L'an prochain, l'Exercice national SAREX se tiendra à Comox, en Colombie-Britannique.

La lt Faubert est affectée aux relations publiques à la 1 DAC.

SAREX Arctique 2003
réunit des unités de R-S de trois pays dans une simulation de recherche d'astronautes disparus

par le capitaine Dave Muralt

Quinze membres de l'Aviation canadienne ont participé à l'exercice annuel de recherche et sauvetage dans l'Arctique. L'hôte de cette année était la Fédération de Russie et l'exercice s'est tenu à Gelendzhik, en Russie, les 10, 11 et 12 septembre.

Des membres des forces armées canadiennes, russes et américaines transportent une " victime " vers un aéronef d'évacuation.
Photo du major Mike Haller.

Cet exercice SAREX Arctique était le dixième d'une série d'activités réunissant les forces armées du Canada, des États-Unis et de la Russie et visant à rehausser les capacités conjointes de recherche et de sauvetage (R-S) afin de pouvoir intervenir efficacement lors de catastrophes aériennes et de missions de recherche de grande envergure.

Comme le rappelle le major Marc Dumais, commandant de la 1re Division aérienne du Canada : " Le programme SAREX Arctique constitue pour nous un exercice important. Non seulement il favorise une meilleure entente entre les forces russes, américaines et canadiennes, mais il offre l'occasion à nos trois pays de s'observer mutuellement dans l'exécution des procédures et le maniement du matériel de R-S, et de nous montrer les uns aux autres ce que nous savons faire ".

Cette année, les organisateurs de SAREX Arctique ont adopté un thème de formation original et différent. Il s'agissait de sauver trois astronautes de la Station spatiale internationale qui avaient dû recourir à un amerrissage d'urgence à bord d'un astronef Soyuz alors que, normalement, ces appareils atterrissent.

La participation canadienne comprenait des membres du 444e Escadron de Comox (Colombie-Britannique), du 423e Escadron de Trenton (Ontario), du 413e Escadron de Greenwood (Nouvelle-Écosse), du 435e Escadron de Winnipeg, de l'École de recherche et de sauvetage des Forces canadiennes à Comox et du Quartier général de la 1re Division aérienne du Canada à Winnipeg, ainsi que deux traducteurs venus d'Ottawa, ce qui faisait en tout 17 personnes.

Au Canada, la recherche et le sauvetage aériens relèvent de la responsabilité des Forces armées. Chaque année, d'un océan à l'autre, des centaines de Canadiens sont tirés de mauvais pas grâce au personnel de R-S de l'Aviation canadienne.

Le capitaine Muralt est affecté aux relations publiques à la 1 DAC.

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Date Modified: 2004-02-10

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