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Intervention de R-S
Mayday ! Au secours !
L'intervention de R-S commence habituellement d'une des trois façons
suivantes :
- Les victimes appellent elles-mêmes à l'aide - par téléphone,
par radio, à l'aide de miroirs, de fumée, de fusées
éclairantes ou en formant le mot SOS au sol à l'aide de
grosses roches, etc.

- Quelqu'un d'autre avise le système de R-S - un témoin
par exemple, ou un membre de la famille ou un ami s'inquiétant
du retard.
- Une balise
électronique de détresse est déclenchée.
Les balises de détresse sont généralement associées
aux navires et aux aéronefs mais il existe maintenant des balises
de localisation personnelles pour ceux qui s'aventurent en milieu
sauvage, pour les chasseurs, les garde-forestiers, les garde-parcs et
autres.
Dès que l'on a écarté la possibilité d'une
fausse alarme, les groupes formés en R-S, rémunérés
ou bénévoles, se mettent au travail. Selon le type d'incident
- aérien, maritime ou terrestre - c'est l'instance responsable
qui détermine qui fait quoi et à quel moment.
Par exemple -
- Si un groupe de chasseurs ne revient pas à la maison pour le
repas du dimanche soir, tel que prévu, les membres de la famille
vont probablement appeler la police. La police peut faire appel à
des bénévoles en R-S et des chiens pisteurs. On demandera
aux chercheurs au sol de se rassembler à un endroit précis,
habituellement tout près de l'endroit où l'on a vu pour
la dernière fois les personnes manquant à l'appel. De
là, on procédera à la recherche selon des lignes
bien établies grâce aux plus récentes méthodes
de formation et aux années d'expérience. Savoir dans quelles
directions chercher et jusqu'où aller relève à
la fois de l'art et de la science, et met en jeu des cartes topographiques,
l'analyse des recherches antérieures et la théorie des
probabilités.
- Si un navire fait naufrage au large des Grands Bancs de Terre-Neuve,
la Garde côtière canadienne vient à la rescousse
mais les aéronefs des Forces canadiennes, les navires de passage
et la Garde côtière auxiliaire canadienne peuvent aussi
intervenir.

- Si un aéronef s'écrase dans les montagnes boisées
de la
Colombie-Britannique, alors le Centre interarmées de coordination
des
opérations de sauvetage (JRCC*) demandera aux Forces canadiennes
et à l'ACSRA de le retrouver.
*Trois JRCC (Victoria, Halifax
et Trenton (en Ontario) coordonnent les interventions de R-S maritimes
et aéronautiques dans tout le Canada, sur les océans bordant
le pays et sur les Grands Lacs. Ils coordonnent aussi les demandes d'aide
provenant des autres paliers de gouvernement.
Le personnel des JRCC, qui provient des Forces canadiennes et de la Garde
côtière canadienne, répond à des dizaines de
milliers d'appels radio et téléphoniques, représentant
environ 8 000 cas de R-S par année dont environ 80 p. 100 sont
de nature maritime.
Le Sous-centre de sauvetage maritime, opéré par le Garde
côtière canadienne, coordonne les interventions maritimes
dans certains secteurs précis autour de Halifax et aux limites
du JRCC.
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en R-S
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